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Comme bien des artistes maghrébins, Khaled, qui a vu le jour un 29 février 1960 à Sidi El Houari, un ancien quartier judéo-espagnol d’Oran, a subi les influences de divers courants musicaux.
Dans ce nouvel album, où il multiplie les mawwal-s (préludes vocaux, auparavant délaissés pour cause de standardisation imposée aux normes occidentales), l’auteur du planétaire Didi pioche dans ses souvenirs d’enfance et ouvre le livre de son adolescence, peuplé de ces artistes légendaires qui rythmaient la vie des quartiers populaires de la capitale de l’Ouest algérien, pour mieux retrouver les accents du terroir.
Mais Khaled est avant tout, comme l’avait joliment défini Don Was, un chanteur de l’émotion. Il la transmet notamment à travers Bouya Kirani, Zabana, en hommage au premier condamné à mort exécuté pendant la révolution algérienne ou le bouleversant Papa, à la mémoire de son regretté père.
Les amoureux du raï an 1980 de ses débuts, avec accordéon, prendront plaisir à réécouter en version quasi-unplugged le tonitruant Liberté ou le coquin Raykoum. Enfin, Khaled n’oublie pas le voisin marocain et son art de la transe, transcendé là par le gumbri et le hajhouj d’Aziz Sahmaoui.
Au sujet de cet album, classique sans austérité et moderne sans concessions à tout formatage, Khaled dit la chose suivante : « Il revêt une touche toute particulière, avec une méthode de travail que j’aime particulièrement, en l’occurrence l’enregistrement en live ».
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